image : Municipalité de Maricourt
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Le projet de développement immobilier à Maricourt ira-t-il de l’avant? Rien n’est encore certain. Le conseil municipal, qui siège actuellement avec deux conseillers en moins, n’a pas statué sur la question à sa séance du 3 mars dernier.

Le projet vise à acheter un domaine privé au coût de 1,2 M$, situé près du village, pour le lotir et vendre des terrains. La municipalité estime que ce projet pourrait, à terme, lui rapporter un profit d’un peu plus de 1 M$.

Des citoyens veulent un référendum

On se rappellera qu’en décembre dernier, 95 Maricourtois et Maricourtoises avaient signé un registre pour demander un référendum sur ce projet.

Face à cette opposition, le conseil municipal avait apporté des modifications au projet et organisé, en janvier, une séance d’information publique. Qui avait mené à la tenue d’un second registre, en février, signé cette fois par 84 personnes qui exigeaient à nouveau la tenue d’un référendum.

En janvier, la municipalité de Maricourt avait organisé une séance d’information publique sur son projet immobilier.  (crédit photo : Ariane Aubert Bonn. La Tribune)

Une décision en avril

Le maire de Maricourt, Jean-Luc Beauchemin, dit prendre acte de la volonté d’une partie importante de la population.

«Quand on cumule les signatures des deux registres [179 signatures au total], on remarque que des noms ne sont pas les mêmes. Ça fait un gros chiffre, si on considère la population votante [386 personnes, selon Élections Québec]. Ce sont autant de personnes qui sont contre le projet.»

C’est pourquoi le conseil municipal s’interroge quant à la suite des choses. «Nous attendons le prochain conseil [en avril] pour prendre la décision finale», confie-t-il.

Jean-Luc Beauchemin, maire de Maricourt.  (crédit photo : Studio Vicky Bombardier / MRC du Val-Saint-François)

Pas de référendum et d’élections en même temps

Si le conseil municipal décidait, lors de sa séance d’avril, qu’il souhaite bel et bien poursuivre le projet, la municipalité devra tenir un référendum. Serait-il alors possible de combiner ce référendum aux élections prévues le 19 avril prochain pour combler les postes des deux conseillers qui ont récemment démissionné? Après vérification, cette option ne peut se faire dans un si court délai.

Si la municipalité décide d’aller de l’avant, elle aurait donc à débourser environ 8000 $. Qui s’ajouteraient aux 8000 $ qu’elle aura à payer pour la tenue des élections partielles en avril.

Démissions : pas de lien avec le projet de développement

Jean-Luc Beauchemin tient à faire savoir que les récentes démissions au sein du conseil ne sont pas en lien avec le projet de développement.

L’un des conseillers démissionnaires, Éric McKay, a confirmé au Val-Ouest que son départ n’est pas en lien avec le projet. Avec lequel il se dit en accord.

«Ce qui arrive est décevant»

Jean-Luc Beauchemin est contrarié de la tournure des événements.

«Ça me déçoit énormément. Je pensais qu’on bâtirait quelque chose de solide. Ce qui arrive en ce moment est décevant. Nous essayons de nous battre pour trouver des solutions [à la situation financière de la municipalité] et nous sommes tout le temps contrecarrés. Ça a été la même chose quand nous avons essayé l’annexion avec le Canton de Valcourt, les gens ont aussi voté contre. Pourtant, il faut trouver des fonds quelque part si on ne veut pas augmenter les taxes.»

Le maire croit que «les gens ont peur de foncer». Il illustre son propos en parlant de son expérience passée comme maire de Saint-Denis-de-Brompton.

«Lorsque j’ai commencé, c’était un village où il n’y avait pas grand monde. Puis il y a eu des développements. Et nous sommes allés chercher un milliard de dollars de valeur foncière [Richesse foncière uniformisée, RFU]», soutient-il.

Malgré les vents contraires qui soufflent vis-à-vis du projet, Jean-Luc Beauchemin dit y croire encore. Compte tenu de l’offre résidentielle plus limitée actuellement dans la région de Valcourt.

«L’ancien maire Stéphane Gendron [Huntingdon] a dit à la radio [107,7 FM] que les terrains entre Saint-Hyacinthe et Sherbrooke, ça ne se vend pas. Ce n’est pas vrai. Il y a par exemple BRP, Cordé ou le Camping Havana, dont les employés pourraient venir s’installer à Maricourt.»

 

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1 commentaire

  • Il n’y a eu aucun référendum sur la fusion donc il est faut de dire que les maricourtois ont voté contre la fusion. Il y a eu un sondage et une seule personne par maison pouvait répondre. Aussi bien dire que ça ne représente pas vraiment l’opinion de l’ensemble des résidents. Il y a des gens qui n’ont même pas répondu au sondage, se disant justement que c’était qu’un sondage. Et de toute façon, le sondage du côté du Canton était négatif aussi.

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